FAQ

CORONAVIRUS : l’AIPALS répond à vos questions

Face à l’épidémie de COVID-19, bon nombre d’entreprises sont soit paralysées, soit dans l’incertitude face aux mesures à prendre pour continuer de travailler.

Les informations, diffusées par les Ministères de la Santé et du Travail, sont très nombreuses et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver ou de trouver une information adaptée à ses besoins.

C’est pourquoi la cellule de crise de l’AIPALS a répertorié les questions qui lui sont le plus souvent posées sous la forme d’une FAQ (Foire Aux Questions).

En cas de doute, n’hésitez pas à nous contacter au 04 28 70 08 85 (de 8h à 17h, du lundi au vendredi)

[MAJ, le 22/04/2020]

Mon salarié avait rendez-vous pour une visite de reprise qui devrait aboutir à une inaptitude. En cette période de confinement, comment va se passer la procédure ?

La procédure est maintenue dans le cadre d’une inaptitude. La visite peut être réalisée en téléconsultation. L’un de nos médecins pourra recevoir votre salarié en visite médicale. Toutefois, votre salarié rencontrera uniquement le médecin. A son arrivée, votre salarié devra se laver les mains à un point d’eau avec du savon, et nous lui demanderons de porter un masque. Notre salle d’attente est organisée afin qu’il ne soit pas exposé à d’autres salariés ou des collaborateurs de l’AIPALS. Lors de la visite, le médecin portera également un masque de protection et respectera les gestes barrières.

Mon salarié est en situation de reprise après arrêt de + 30 jours. Dois-je lui faire passer sa visite médicale, même si je n’ai pas de travail à lui proposer pendant le confinement ? Ou est-il de facto en chômage partiel ?

Pendant le confinement, la visite de reprise reste obligatoire pour tous les arrêts de travail de plus de 30 jours, à l’exception des maladies professionnelles pour lesquelles il n’y a pas de durée minimale d’arrêt. Cette visite doit être réalisée dans un délai de 8 jours après la date de reprise. Même si vous n’avez plus de travail à lui fournir et que vous allez devoir le mettre en chômage partiel, votre salarié conserve son statut de salarié : il est donc essentiel, avant le chômage partiel, que votre salarié bénéficie d’une visite de reprise. Contactez-nous par téléphone au 04 28 70 08 85.

Dans mon secteur d’activité, les salariés sont déclarés en surveillance renforcée. En cas d’embauche, la visite obligatoire est-elle maintenue en cette période ?

Oui. La surveillance médicale renforcée impose un suivi particulier, avec une visite initiale avant la date d’embauche. Cette surveillance médicale renforcée aboutira à la transmission au salarié, comme à son employeur, d’un avis d’aptitude. Il est important de transmettre votre demande à l’AIPALS en nous contactant au 04 28 70 08 85, du lundi au vendredi de 8h à 17h, ou bien en vous connectant sur votre espace adhérent en ligne (aipals.com).

Toutes les visites d’embauche et périodiques, sur des postes non à risques, sont reportées. Dois-je faire quelque chose en attendant ?

Non. Cette période de confinement nous a, en effet, amené à revoir les priorités des visites pour protéger la santé de tous. Lorsque le confinement sera terminé, l’AIPALS reprendre contact avec vous pour programmer à nouveau ces visites médicales.

Un de mes salariés devait passer une visite de reprise ; devra-t-il se déplacer malgré le confinement ?

Pendant cette période de confinement, la visite de reprise pourra être réalisée par téléconsultation. Il n’y aura donc pas systématiquement un déplacement du salarié. Cette mesure exceptionnelle de téléconsultation est validée par la Direction Générale du Travail ; elle permet de protéger la santé des salariés et des professionnels de santé de l’AIPALS. En revanche, si le médecin l’estime nécessaire, il pourra émettre le souhait de revoir le salarié physiquement, après le confinement.

Il était prévu que j’ai une visite de reprise avec le médecin du travail. Est-ce toujours possible en cette période de confinement ?

Pendant le confinement, la visite de reprise reste obligatoire pour tous les arrêts de travail de plus de 30 jours, et pour tous les arrêts liés à une maladie professionnelle quel que soit la durée de l’arrêt. Cette visite est réalisée par le médecin du travail, à la demande de l’employeur. Cette demande se fait soit par l’espace adhérent (sur le site aipals.com) soit par téléphone au 04 28 70 08 85, du lundi au vendredi de 8h à 17h. Pendant la période de confinement, cette visite pourra être réalisée en téléconsultation pour protéger votre santé, mais également celle des professionnels de santé de l’AIPALS.

Quelle ventilation est nécessaire pour mes locaux de travail ?

Au vu des données actuelles, le Covid-19 se transmet par inhalation de gouttelettes émises, à moins d’un mètre, par une personne porteuse du virus. Il peut également se transmettre en portant des mains contaminées aux muqueuses (nez, bouche, yeux). Par ailleurs le Covid-19 peut survivre quelques heures sur une surface sèche. Pour les bâtiments équipés d’un système de ventilation mécanique simple flux ou double flux, la recommandation est de maintenir cette ventilation et de fermer les portes. Vérifier, en amont, que les systèmes de ventilation et de climatisation soient en état de fonctionnement optimal et que rien n’obstrue les entrées d’air et bouches d’extraction. Dans le cas de bâtiments équipés d’une centrale de traitement d’air, maintenez l’apport d’air extérieur et arrêtez si possible le recyclage. En cas d’absence de ventilation mécanique, une aération régulière des locaux par ouverture des fenêtres est fortement recommandée.

Mon employeur refuse de me mettre en télétravail, suis-je obligée de continuer à travailler ?

Le confinement prononcé par le gouvernement n’impose pas une fermeture de toutes les entreprises. Si votre poste de travail n’est pas susceptible de pouvoir être organisé en télétravail, vous devez continuer à vous rendre dans votre entreprise. Dans ce cas, afin de vous rendre à votre travail, n’oubliez pas de faire remplir à votre employeur l’attestation dérogatoire de déplacement.

Comment organiser le télétravail de mes salariés ? Comment organiser mon télétravail à la maison ?

Dans le contexte actuel de confinement, le télétravail devient la règle à privilégier pour tous les postes qui le permettent. Mais cette situation nouvelle de travail présente plusieurs risques :
  • pas d’espace dédié au domicile,
  • bureau inadapté au travail informatique,
  • non-conformité éventuelle du matériel informatique,
  • et une dimension psychosociale :
  • > nécessité de gérer l’autonomie et l’organisation personnelle du travail, > non maîtrise des différents outils informatiques et de communication, > difficulté à établir des limites nettes entre les sphères professionnelle et privée (notamment en raison de la présence des enfants au domicile par fermeture des écoles), > isolement et limitation des interactions sociales qui peuvent être à l’origine de stress ou encore d’addictions.
Voici quelques recommandations à suivre
  • définir, dans la mesure du possible, un espace de travail dédié (au mieux dans une pièce isolée) afin de ne pas être dérangé,
  • aménager son poste de travail de manière à être bien installé (le travail sur écran),
  • organiser votre travail :
  • > se fixer des horaires : le plus simple est de garder le même rythme que celui pratiqué dans l’entreprise. > s’octroyer des pauses régulières afin d’éviter de maintenir une posture assise trop longtemps (pause de cinq minutes toutes les heures). > anticiper et planifier sa charge de travail sur la semaine pour organiser les priorités. Des points réguliers avec le manager sont par ailleurs nécessaires pour aider à la gestion des priorités du travail. > renseigner (lorsque l’outil le permet) son statut sur l’outil informatique : disponible, occupé, absent. > utiliser tous les outils de communication à distance : mails, tchats, documents partagés, visioconférence, outils de travail collaboratif, agenda partagé. > garder le contact avec l’équipe : organiser des réunions téléphoniques ou en visioconférence avec les collègues, des points réguliers avec le manager…

Si un cas de Covid-19 survient dans l’entreprise, un nettoyage de l’espace de travail est-il nécessaire ?

En cas de survenue d’un cas COVID-19 sur le lieu de votre travail, le premier geste est d’aérer la pièce, si cela est possible. Il est préférable d’attendre un délai de plusieurs heures avant de nettoyer les surfaces du poste occupé par le salarié malade (bureau, matériel informatique, téléphone, poignées de porte…). Avant de nettoyer les locaux, un délai de latence de 3 heures est souhaitable, en aérant la pièce pour éliminer les gouttelettes en suspension dans l’air ambiant. Voici quelques conseils :
  • équiper les personnes en charge du nettoyage des sols et surfaces avec port d’une blouse à usage unique, de gants de ménage (le port de masque de protection respiratoire n’est pas nécessaire du fait de l’absence d’aérosolisation par les sols et surfaces) ;
  • privilégier une stratégie de lavage-désinfection humide
  • > nettoyer les sols et surfaces avec un bandeau de lavage à usage unique imprégné d’un produit détergent ; > rincer à l’eau du réseau d’eau potable avec un autre bandeau de lavage à usage unique ; > laisser sécher ; > désinfecter les sols et surface à l’eau de javel dilué avec un bandeau de lavage à usage unique différent des deux précédents.

Comment nettoyer les locaux de travail et gérer les déchets ?

Le Covid-19 survit quelques heures sur des surfaces inertes sèches et jusqu’à 6 jours en milieu humide. Pour limiter le risque de propagation avec des surfaces contaminées, en plus du nettoyage habituel des locaux, un nettoyage plus fréquent des surfaces en contact avec les mains est préconisé : espaces de convivialité, rampes d’escalier, poignées de portes, boutons d’ascenseurs,… Les produits de nettoyage habituels peuvent convenir puisque le Covid-19 est entouré d’une enveloppe de lipides facilement dégradés par les savons, dégraissants, détergents et détachants traditionnels. Dans le cadre de bureaux partagés, des lingettes ménagères ou des produits ménagers compatibles avec les surfaces nettoyées peuvent être mis à disposition des utilisateurs pour le nettoyage des claviers, souris, téléphones, terminal,… Pensez à vider régulière les poubelles !

Puis-je imposer une prise de température régulière à mes salariés ?

Non. La collecte des données de santé est très encadrée, y compris au travail, comme le rappelle la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Vous ne pouvez pas prendre la température de ses salariés à l’entrée ou à la sortie de l’entreprise. Néanmoins, vous pouvez inciter vos employés à vous faire remonter des informations sur leur état de santé ou sur celui de leur entourage proche, notamment en cas de suspicion du virus.

Quelles sont les mesures d’hygiène recommandées si mon entreprise reste ouverte ?

Des mesures d’hygiène de base sont à mettre en œuvre pour se protéger et protéger les autres :
  • informer les personnels des bonnes règles d’hygiène et s’assurer que les produits nécessaires sont à disposition en quantité suffisante,
  • maintenir une distance d’au moins un mètre entre les personnes,
  • se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou avec un mouchoir à usage unique en cas de toux ou d’éternuement,
  • se moucher et ne cracher que dans des mouchoirs à usage unique, que l’on jette immédiatement à la poubelle,
  • se saluer sans se serrer la main, et sans s’embrasser,
  • se laver soigneusement et régulièrement les mains, avec de l’eau et du savon et les essuyer avec des papiers à usage unique de préférence. En l’absence de point d’eau utiliser une solution hydro-alcoolique.
  • éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche.

En tant que chef d’entreprise, quelles mesures organisationnelles dois-je mettre en place ?

Votre priorité doit être de limiter les contacts physiques rapprochés ou prolongés entre les personnes présentes au sein de votre entreprise (salariés, public, intervenants extérieurs) : Le télétravail est la règle pour tous les postes qui le permettent. Pour les postes non éligibles au télétravail et pour lesquels le maintien de l’activité est jugé indispensable, des règles de distanciation doivent être mises en place :
  • établir des procédures pour l’accès des visiteurs et des clients :
  • limiter le nombre de visiteurs ou clients et organiser les files d’attente,
  • mettre en place une distance de sécurité, voire des dispositifs spécifiques (interphone écrans…) pour les postes particulièrement exposés au public.
  • afficher des consignes générales d’hygiène,
  • mettre à disposition des solutions hydro-alcooliques dans la mesure du possible à l’entrée des bâtiments recevant du public,
  • veiller à l’approvisionnement en savon des postes de lavage des mains et à mettre à disposition du papier à usage unique de préférence,
  • limiter le nombre de personnes présentes simultanément sur le lieu de travail ou dans un même local (horaires décalés…),
  • limiter l’accès aux espaces de convivialité et autres lieux de pauses collectives.
  • éviter les réunions et les rassemblements de personnes dans des espaces réduits,
  • privilégier les bureaux individuels en répartissant les salariés présents,
  • favoriser la communication par courrier électronique, téléphone, audioconférence ou visioconférence.

Pourquoi mon employeur ne me fournit pas de masques et de gel hydro-alcoolique ?

Malheureusement, pendant cette période épidémique, les stocks de ces produits sont au plus bas. Si vous avez à disposition un point d’eau et du savon, le lavage de main régulier (toutes les 2 heures, sans porter ses mains au visage dans ce laps de temps) est une barrière tout aussi efficace que le gel hydro-alcoolique. Du fait de la pénurie, le port d’un masque chirurgical (ou d’un masque FFP2) est actuellement réservé à certaines catégories de professionnels particulièrement exposés, comme les professionnels de santé, à l’hôpital et dans les structures médico-sociales accueillant des personnes fragiles, ainsi qu’aux services d’aide à domicile.

Au travail, puis je continuer mes activités en l’absence de masque ?

Oui. Tant que la distance minimale d’un mètre est respectée ainsi que les gestes barrières mis en place (type solution hydro-alcoolique ou lavage fréquent de mains avec du savon), le port d’un masque n’est pas obligatoire et l’activité peut être maintenue. Malgré tout, le port du masque est conseillé, même avec des masques dits « grand public » ou « alternatifs ». Attention, le port d’un masque même alternatif vient impérativement en complément du respect des gestes barrières et il doit être manipulé avec précaution lors de son retrait (il peut être potentiellement contaminé).

Je suis intérimaire. Est-ce que mes missions sont maintenues ?

Si les entreprises dans lesquelles vous intervenez ne sont pas fermées, votre mission se poursuit. Rapprochez-vous de votre agence d’emploi afin qu’elle puisse faire l’interface entre vous et l’entreprise utilisatrice. Cette dernière doit tout mettre en œuvre pour protéger votre santé de cette épidémie, comme pour ses propres salariés.

Je pense avoir les signes de l’infection au Covid-19. Que dois-je faire en premier lieu ?

Votre premier interlocuteur reste votre médecin traitant. Avant de vous déplacer à son cabinet, nous vous invitons à l’appeler afin qu’il puisse prendre les mesures nécessaires à votre accueil, pour protéger votre santé et celle des autres patients. Si une hospitalisation en urgence venait à être demandée par le médecin traitant ou le 15, pensez à préparer les ordonnances les plus récentes des traitements que vous prenez, ainsi que les consignes d’horaires de prise (par exemple sur papier libre). Afin de ne pas contaminer les autres membres de votre famille, il est conseillé de rester dans une pièce spécifique, en évitant les contacts avec les autres occupants du domicile, et d’aérer régulièrement. Si ce n’est pas possible, il est recommandé de se laver les mains fréquemment, de ne pas toucher d’objets communs et de laver quotidiennement les surfaces fréquemment touchées (poignées, téléphones mobiles, etc.). Il est déconseillé de recevoir des visites sauf indispensables, comme les aidants à domicile. Pour aller plus loin : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/covid19_fiche_patients-2.pdf

On m’a dit qu’un de mes collègues est malade et qu’il pourrait s’agir du COVID-19. Est-ce que je peux demander un test ?

Non, sauf si vous êtes un professionnel de santé (avec des symptômes) ou une femme enceinte. Les tests au COVID-19 ne sont pas systématiques, selon la stratégie déployée par l’Etat français. Au travail, il est essentiel de respecter les gestes barrières, de nettoyer régulièrement votre espace de travail, d’aérer votre espace de travail, etc. Il est également important que votre entreprise procède à un nettoyage minutieux des locaux.

Faut-il porter des gants ?

Dans la plupart des situations de travail en entreprise, le port de gants n’est pas nécessaire. Si des gants doivent être utilisés pour éviter que les mains se contaminent au contact des surfaces (par exemple dans les grandes surfaces, en boulangerie, etc.), il convient d’être particulièrement vigilant : les gants se trouvent alors potentiellement contaminés. Il faut donc impérativement respecter les mesures suivantes :
  • ne pas porter ses mains gantées au visage,
  • ôter ses gants en faisant attention de ne pas toucher sa peau avec la partie extérieure du gant,
  • jeter ses gants dans une poubelle après chaque utilisation.
  • se laver les mains ou réaliser une friction hydro-alcoolique après avoir ôté ses gants.
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